LANCEMENT DE LA FEUILLE DE ROUTE NATIONALE DE L’APPEL A L’ACTION EN RDC

La LIZADEEL a participé au à la cérémonie de lancement de la feuille de route nationale de l’Appel  à l’action pour la protection contre les Violences Basées sur le Genre (VBG) en RDC. Cette cérémonie a eu lieu le mardi 5 mars 2019, au Kempinski Fleuve Congo Hôtel en présence de tous les acteurs majeurs qui œuvrent dans la lutte contre les VBG, les agences humanitaires des Nations Unies ainsi que le gouvernement congolais par le biais du Ministère du Genre. Deux temps forts ont marqués cette activités ; le panel de discussions et d’échanges et les discours des officiels.

Lors du panel de discussions, un tour d’horizon a été fait sur la situation actuelle des VBG en RDC et les défis majeurs à relever.

En effet, dans ce domaine, il y a des avancées considérables à noter. La RDC a ratifié plusieurs textes légaux visant à combattre les VBG et à éradiquer ce fléau en RDC. A ce jour, la RDC ne figure plus dans la liste des pays qui recrutent les enfants au sein de l’armée nationale.

Mais comme défis à relever, il faut tout de même renforcer les structures de prise en charge des

Le Président de la LIZADEEL lors de son intervention au panel de discussions

Le Président de la LIZADEEL lors de sonintervention au panel de discussions

victimes et les rendre plus accessibles. Les actions de préventions doivent privilégier l’autonomisation des femmes et le renforcement de leurs capacités. Les textes légaux ratifiés par le pays doivent être vulgarisés pour une meilleure appropriation par la base.

Dans son intervention, le Président de la LIZADEEL  a mis un accent particulier sur la sanction des auteurs de viols et autres VBG. Il a aussi plaidé pour le renforcement du volet judiciaire. Monsieur Godé KAYEMBE croit fermement que la meilleure prévention contre les VBG c’est la prise des sanctions sévères contre les auteurs condamnés afin de dissuader les potentiels violeurs. Pour lui, la prison doit remplir son rôle de lieu de rééducation pour les auteurs de viols et VBG. Sans sanctions sévères, on continuera encore et toujours à décrier les actes de viols et de VBG en RDC.

 


De gauche à droite : Le Représentant de l’Union Européenne, l’Ambassadeur du Canada, la Ministre du Genre et le Représentant Pays de L’UNFPA

De gauche à droite : Le Représentant de l’Union Européenne, l’Ambassadeur du Canada, la Ministre du Genre et le Représentant Pays de L’UNFPA

A l’issue de ces travaux, l’Union Européenne qui tenait les rênes de l’Appel à l’action sur le plan mondiale, a passé le relais au  Canada qui en assure désormais la présidence. Selon l’Ambassadeur du Canada en en RDC, Monsieur Nicolas SIMARD, son pays va continuer à promouvoir le changement et renforcer les capacités des différents acteurs dans la lutte contre les VBG. Il promet de pérenniser et de consolider les acquis de la présidence de l’Union Européenne dans ce domaine. Et la ministre du Genre, Madame Chantal SAFOU LOPUSA a salué le passage de flambeau entre l’Union Européenne et le Canada. Elle se dit satisfaite que cette cérémonie se soit déroulée durant le mois de mars, mois dédié à la femme.

Il faut certes rappeler que l’Appel à l’action est une initiative mondiale initiée depuis 2013 par la Suède et le Royaume Uni. D’après le Représentant l’UNFPA en RDC, le Docteur Sennen HOUNTON, l’Appel à l’action capitalise aujourd’hui plus de 82 membres dont les Organisations Internationales, les Etats et les ONG. Il se focalise sur 6 résultats que sont les politiques et les normes ; la coordination ; l’efficacité ;  la mobilisation des ressources ; la qualité des services rendus aux victimes et la transversalité. Il se veut être un cadre où les acteurs esquissent des solutions en matière de protection et de prévention contre les VBG.

Photo de famille des différentes personnalités présentes à la cérémonie

Photo de famille des différentes personnalités présentes à la cérémonie

En RDC, l’appel à l’action compte 77 acteurs parmi lesquels figure en bonne la LIZADEEL. Et la feuille de route nationale est un instrument de la stratégie nationale de lutte contre les Violences Sexuelles Basées sur Genre. Elle sera utilisée comme un outil pour la mise œuvre des activités conjointes appliquant une approche de « Nexus» entre l’action humanitaire, la stabilisation et les efforts de développement.

 

Sara PANGASUDI

 

Leave a reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

INSCRIPTION À LA NEWSLETTER

Soyez le premier à recevoir nos nouvelles récentes