Synthèse de Quelques cas de Viols documentés par les CAJEM de la Semaine du 08 au 15 Octobre 2018

Près de 30 cas de viols ont été enregistrés et documentés par les différents CAJEM de la LIZADEEL de la ville de Kinshasa durant la semaine du 8 au 15 octobre 2018. Le plus grand nombres des cas présentés proviennaient des CAJEM Lingwala (6 cas), Njdili (6 cas), Selembao (4 cas) et Nsele (4 cas). On relève 2 cas d’enlèvement, séquestration et viol provenant des CAJEM de Nsele et Selembao et un autre cas d’enlèvement et de viol avec maltraitance physique dans un taxi provenant du CAJEM  de Kintambo et de 3 cas d’inceste  provenant des CAJEM de Lingwala et Ndjili. 

 

DES ENFANTS EN INSECURITE DANS LE CADRE FAMILIAL

La famille étant par essence un lieu d’épanouissement et de sécurité pour tout enfant perd petit à petit ses lettres de noblesses à Kinshasa. Traditionnellement connue pour être un havre de paix et un lieu de refuge, les cas recensés démontrent que le cadre familial s’est transformé en cadre infernal pour certaines victimes qui y ont subi des abus innommables. Mais la LIZADEEL s’insurge contre le mauvais traitement infligé aux victimes au sein du cadre familial et leur apporte son soutien inconditionnel.   

Un cas de viol odieux et hors du commun a été enregistré par le bureau national de la LIZADEEL dans la commune de Lingwala. Trois filles d’une même famille ont été violées par leur propre père nommé LIKEMBE, âgée de 62 ans. Plus d’une personne s’interroge sur l’état mental de ce géniteur qui s’est accoutumée à violer de manière systématique ses propres filles âgées respectivement de 13, 10 et 6ans  sans aucun scrupule. Les fait renseignent que ce psychopathe n’en est pas à son premier forfait. En son temps il abusa de sa fille aînée de 21 ans qu’il engrossa à 2 reprises. Actuellement cette dernière vit à Lufu dans le Kongo Central près de la frontière angolaise avec sa mère. Les trois dernières ont elle aussi subi le même traitement dégradant de la part de leur père. Elles se sont résolues de garder silence imposé par leur bourreau qui usait de menaces et de violences physiques. Le violeur a été pris en flagrant délit par l’une des voisines qui observait les fait du haut de la fenêtre de sa chambre. Le criminel est actuellement aux arrêts en attendant son procès.

La LIZADEEL a volé au secours des victimes en les référant à l’Hôpital militaire du Camp Lufungula. De ces trois victimes, c’est la cadette de 6 ans qui se trouve dans un état inquiétant car elle a contractée plusieurs Infections graves et sévères qui exigent des soins particuliers et suivi permanent.

En effet ce cas mérite d’être bien traité par la justice et que ce violeur de père passe le reste de ses jours derrière les barreaux. Et les avocats de la LIZADEEL sont à pied d’œuvre pour que justice soient faite en faveur de ces pauvres victimes.

La LIZADEEL apporte son assistance à une victime traumatisée

Le Centre d’Assistance Judiciaire et Psychosociale pour Mère et Enfant CAJEM en sigle clinique juridique de la LIZADEEL de la commune de Nsele avait récemment enregistré un cas de viol sur fille de 13 ans. La victime a été kidnappée et  violée par un homme de 34 ans nommée Francis. Après ce viol accompagné de violence physique la victime est rentrée chez ses parents en larmes. Pendant qu’elle expliquait le drame qu’elle venait de connaitre sa propre mère après l’avoir entendu, l’a non seulement insultée mais aussi torturée. Le cadre familial supposé être un havre de paix pour la survivante s’est transformé en véritable enfer. La jeune fille totalement déséquilibrée va se réfugier chez son oncle car selon elle sa mère s’est révélée être plus cruelle que son violeur.

Selon les rapports des psychologues de la LIZADEEL qui l’ont accompagné la survivante, la jeune fille se trouve dans un état de stress traumatique. Elle a développé un sentiment de culpabilité, de déni et de rejet, surtout à l’endroit de sa mère. Elle a aussi été envahie par la peur la colère et la déception. Pour l’aider les psychologues de la LIZADEEL ont usé de la thérapie de soutien, la psychoéducation et la relaxation.

Si un enfant se retrouve en insécurité dans sa propre famille l’on se demande bien où va la société congolaise et comment entrevoir des lendemains meilleurs pour la jeunesse.

CAS DE VIOLS COMMIS PAR DES AGENTS DE L’EDUCATION

L’école qui est un lieu par excellence d’apprentissage des valeurs citoyennes et de la formation intégrale de l’être humain, Ceux qui s’en occupent des responsabilités devraient faire preuve de probité morale et d’une conduite irréprochable. Nous constatons fort malheureusement que ce n’est pas toujours le cas. La LIZADEEL tire la sonnette d’alarme pour que les auteurs des actes  de viol soient sévèrement punis pour que cela serve de leçon.  

En effet, le CAJEM de la commune de Kisenso a documenté un cas de viol sur une fille de 16 commis par le préfet d’une grande école de renom de cette commune de la ville de Kinshasa. Ce dernier a drogué sa victime et l’a amené inconsciente dans une maison de passe et l’a violée. C’est à son réveil le lendemain que la survivante constate qu’elle a été violée. Elle se rend au commissariat de la Police pour dénoncer le violeur. Le violeur sera arrêté à l’école et conduit au cachot. L’incivique a tenté de soudoyer les policiers afin qu’il soit libéré mais sans succès. Il est toujours en détention en attendant son procès. Les avocats  de la LIZADEEL se sont chargés de cette affaire pour que le violeur soit condamné.

Une victime contracte une fistule uro-génitale après le viol commis par le Secrétaire

Un autre cas de viol a été commis par un homme nommé Andy qui travaille en qualité de secrétaire dans une école de la commune de Mont-ngafula. La survivante est une jeune fille âgée de 16 ans, élève dans cet établissement scolaire. Ce cas est particulièrement frappant car la survivante a contracté une fistule uro-génital à la suite du viol. Et le violeur a fait preuve cynisme vis-à-vis de la pauvre jeune fille en abusant de la survivante non pas dans une chambre d’hôtel ou une maison de passe mais dans un ravin dans l’obscurité. La famille de la victime a porté plainte au commissariat de police. Mais la famille du violeur opposa une farouche résistance en refusant de le rendre à la police. C’est grâce à l’intervention du Procureur que l’incivique sera saisi et conduit à la police. Il est actuellement en détention en attendant son procès. Le cas est confié aux avocats de la LIZADEEL pour une assistance légale à la survivante. Ce cas nécessite des soins médicaux particuliers afin que la fistule soit réparée et qu’elle retrouve un état normal.

L’école doit rester un cadre d’apprentissage des valeurs et non un lieu de débauche et de perversion. Il faut donc veiller à la qualité du personnel qui y est employé. Les délinquants et les prédateurs sexuels ne doivent pas se retrouver dans le collectif des agents scolaire et des professionnels de l’éducation.

 

                                                                                                                                  Sara PANGASUDI   

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