Travail Des Enfants Dans Les Mines De La RDC

Travail Des Enfants Dans Les Mines De La RDC

LE CANADA  ET LA LIZADEEL UNIS CONTRE LE TRAVAIL DES ENFANTS DANS LES MINES DE LA RDC

Le Foyer Lubumbashi  du Pullman Hôtel de Kinshasa a servi de cadre pour la cérémonie de lancement du Projet de protection des jeunes filles et garçons dans et autour des sites miniers dans les provinces du Haut Katanga, Lualaba et Sud-Kivu le mercredi 9 mai 2018.

Cette importante cérémonie a connu la participation des  membres du gouvernement et de l’ambassadeur du Canada en poste à Kinshasa.

En effet, le  projet  a été élaboré depuis 2015. Son accord de financement a été signé en juillet 2017  avec  le gouvernement du Canada pour un montant total de 7 millions de Dollars Canadien pour une période de 5 ans a comme partenaire d’exécution  la Fédération Internationale pour le Planning Familial (IPPF)  qui est le récipiendaire principal,   l’Association pour le Bien Etre Familial  (ABF/ND), CORDAID et la LIZADEEL.

Il s’inscrit dans sa politique d’aide internationale du gouvernement canadien en faveur des personnes vulnérables et pour accompagner la RDC dans la lutte contre le travail des enfants. Vue la complexité de la tâche à réaliser, 6 ministères du gouvernement sont impliqués (Affaires Sociales, mines, justice, EPSP, Genre, enfant et famille, Travail et prévoyance sociale).

Les zones minières sont un haut lieu de prolifération des pratiques répréhensibles et dangereuses pour les enfants (Prostitution, Infections sexuellement transmissibles, grossesses précoces et non désirées, etc.). Et les enfants employés dans les mines n’ont généralement pas accès à l’éducation, ce qui porte un coup dur à leur avenir.

C’est donc pour pallier à ce triste tableau que le gouvernement canadien a pris l’engagement de soutenir financièrement le gouvernement congolais dans sa lutte contre le travail des enfants à travers le Projet  de protection des jeunes filles et garçons dans et autour des sites miniers dans les provinces du Haut Katanga, du Lualaba et du Sud-Kivu.

«  Le Canada veut pallier aux conséquences néfastes que provoque le travail des enfants en améliorant tant soit peu la situation de l’enfant congolais. Que le présent projet soit un exemple de leadership et de collaboration interministériel car 6 ministères sont impliqués. Je fais aussi  un plaidoyer auprès d’autres bailleurs  afin de continuer à apporter leur appui  au bénéfice des enfants travaillant dans et autour des mines en RDC » (Nicolas SIMARD, Ambassadeur du Canada  en RDC)

Le projet va œuvrer pour la réinsertion socio-économique des personnes travaillant dans et autour des sites miniers des provinces retenues. Cette réinsertion consistera en la création des Activités Génératrices de Revenus (AGR) pour les jeunes et le retour des enfants à l’école. Il sera aussi question de renforcer les capacités de vie courante et fournir une éducation sexuelle adéquate.

Ayant faits ses preuves dans le domaine de la protection et de la défense des droits des enfants, la LIZADEEL a la lourde mission de s’activer à la vulgarisation des textes et instruments juridiques tout en veillant à leur application.

Le Président du Conseil d’Administration de la LIZADEEL à côté du Chargé de la coopération de l’Ambassade du Canada en RDC

 Brève présentation du projet

La zone d’intervention du projet couvre les provinces du Sud-Kivu, du Lualaba et du Haut Katanga. Dans la province du Sud-Kivu le projet travaillera dans le territoire de Walungu et Mwenga. Dans  le Lualaba c’est  Kolwezi et ses environs et dans le Haut Katanga c’est Lubumbashi, Likasi, Kipushi et les environs qui ont été retenus.

Les associations des jeunes et les organisations de la société civile  sont parmi les acteurs impliqués dans le projet. 180 prestataires cliniques et 140 agents communautaires. Les cibles du projet sont les enfants et les jeunes qui travaillent directement dans les mines ou autour des périmètres miniers mais aussi les populations environnantes.

 Ce qu’il faut savoir :

Selon un rapport de l’UNICEF et de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) dans un rapport publié en 2016, 218 millions d’enfants  de 5 à 17 ans sont occupés économiquement dans le monde dont 152 millions en situation de travail des enfants et 72 millions effectuent des travaux dangereux. En Afrique subsaharienne, 19,6% d’enfants est astreint au travail, soit près d’un enfant sur 5 et plus de la moitié est utilisé dans les conflits armés, l’esclavage, la prostitution, tri des déchets, trafic des stupéfiants. En RDC, selon l’ONG Groupe One, sur 50% des personnes qui travaillent dans l’extraction artisanale des mines,   75%  sont des enfants  âgés entre 7 et 18 ans qui ont arrêté leur cursus scolaire.

Sara pangasudi (TSP)

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